Données personnelles

Les informations recueillies à partir du formulaire du contact de ce site font l’objet d’un traitement informatique destiné au
Cabinet Delesse & Bénichou-Raclet

Pour la finalité suivante :
Répondre aux demandes d’information postées par les internautes

Les destinataires des données sont :
Les avocats du cabinet
Le cabinet Delesse & Bénichou est responsable du traitement de données personnelles. Il est le seul destinataire de vos données personnelles et s’engage à préserver la confidentialité de vos données personnelles.

Conformément à la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent.
Vous pouvez accéder à ces informations en vous adressant à :
Cabinet Delesse & Bénichou-Raclet
14, avenue Victoria – 75001 Paris

Vous pouvez également, pour des motifs légitimes, vous opposer au traitement des données vous concernant.
Pour en savoir plus, consultez vos droits sur le site de la CNIL

EnregistrerEnregistrer

Contrôles de police abusifs et racistes sur des enfants en France

juin 2020

De jeunes garçons français noirs ou arabes témoignent de leur rencontre avec des forces de l’ordre.

Au-delà des études qui dénoncent régulièrement le caractère discriminatoire des contrôles d’identité au faciès, un rapport publié par Human Rights Watch met en lumière la problématique qui touche les enfants.
« La première fois que je me suis fait contrôler, j’avais 10 ans. » « C’est quoi ces 5 euros ? » « Ils ont senti mon téléphone dans ma poche et m’ont forcé à leur montrer des photos du téléphone pour leur prouver qu’il était à moi. » « J’ai entendu un des policiers dire dans son talkie-walkie : « On a six négrillons. » « Je me suis mis à pleurer ». Ces phrases ont été prononcées par des garçons français, noirs ou arabes. Ils ont 10, 12 ou 16 ans.

L’ONG affirme que des enfants subissent des contrôles de police abusifs et racistes. « La police française fait usage de ses larges pouvoirs de contrôle et de fouille à l’encontre de jeunes Noirs et Arabes même en l’absence de signe ou de preuve d’infraction à la loi. » Dans les quartiers défavorisés, où les personnes d’origine immigrée représentent une part significative de la population, « la police se sert des contrôles d’identité comme d’un moyen brutal d’exercer son autorité. »
Marius, 14 ans, qui habite Grenoble, explique avoir été contrôle par la police « une trentaine de fois » depuis l’âge de 13 ans. « Je ne compte même plus, parce qu’au final ça ne sert à rien. C’est la police qui a le dernier mot. »

Dans un contexte mondial de dénonciation des bavures et de manifestations, il est plus que jamais urgent de chercher à rétablir une relation de confiance.

Michèle Delesse